
Vernissage le mardi 7 avril à 18h30.
Pour en savoir plus: https://cinespanoldordogne.com

Né à Serain (02) en 1944.
Fait ses études primaires et secondaires dans le Nord (Douai, Lille, St. Amand les eaux), et ses études universitaires à Rennes (philosophie).
Décide de devenir comédien. Se forme à Paris (avec Pierre Debauche et Pierre Valde). Comédien professionnel de 1967 à 1970.
Fait le choix de s’orienter vers la formation et l’animation socio-culturelle, et à partir de 1973 plus particulièrement dans le domaine de l’audio-visuel.
Participe aux premiers développements de la vidéo en France, conçue comme un lien social d’importance. Devient référent dans ce domaine et formateur de formateurs.
Reprend ses études universitaires à Paris et passe en 1979 la licence d’Administration Economique et Sociale (option travail social).
En 1976 découvre l’art contemporain lors d’une exposition à la Fondation Maeght de St-Paul-de-Vence, et commence alors un travail plastique personnel (jamais interrompu depuis) à partir de l’écriture.
Se passionne pour les œuvres de Bram Van Velde, de Dubuffet et de l’Art Brut, de Michaux, du groupe Cobra (C. Dotremont, Alechinsky), de la peinture américaine de l’après-guerre (J. Pollock, M. Rothko, De Kooning), de Tapiès…
S’installe en Dordogne en 1981.
Participe activement à la mise en place et à la reconnaissance de lieux d’accueil alternatifs pour des adolescents en difficultés psychologiques et sociales.
En 2000, il arrête tout autre pratique professionnelle que la peinture.
En 2003, il lance avec sa femme Véronique et quelques amis la galerie associative L’APP’ART à Périgueux, où il y installe son atelier. Il passe la main en 2014 et s’installe à Trélissac.
Ses lectures personnelles l’emmènent vers François Cheng, Henri Michaux, Antonin Artaud, Tapiès, Dubuffet, Guy Debord, la littérature japonaise, la pensée bouddhiste.

A travers ses oeuvres, Leina Picto tente une poésie visuelle comme écriture automatique et interroge le point de bascule entre réalisme et onirisme.
Ses collages surréalistes, métaphores énigmatiques, explorent tous les possibles du pouvoir des images en un minimum de signes.
Ils ouvrent à interprétation libre et donnent au public matière à questionner sa propre sensibilité.
BIOGRAPHIE
Leina Picto est une artiste française née à Paris en 1968.
Ses premières formes d’expressions sont l’écriture et la peinture qu’elle travaille pour donner naissance à des abstractions anthropomorphiques.
Simultanément, elle mène une carrière de parolière et met sa plume au service d’artistes interprètes.
Ses collages, pratique qui a évolué tout au long de sa vie, sont autant de souvenirs collectés que d’émotions partagées.
Leina Picto travaille et réside aujourd’hui en Dordogne.
Vernissage avec l’artiste le mardi 10 février 2026 à 18h30 !

Née en région parisienne en 1949.
Élevée dans un milieu artistique important grâce à un père collectionneur d’objets d’art et exerçant à ses heures de loisir sa passion: la peinture.
Malgré tout, études scientifiques la conduisant à l’enseignement.
2014: Retraite en Dordogne, inscription à la Société des Beaux-arts, cours de peinture dont ceux de Mme Marquet.
2016: Elle quitte l’art du figuratif pour celui du trompe-l’oeil puis l’art abstrait qui lui permet évasion, libération et souffle de création.
2017: début timide d ‘expositions de quelques toiles dans les restaurants, mairies, salon des Beaux-arts.
À l’heure actuelle, après des années dans l’ombre, son désir est d’être non pas reconnue mais appréciée par quelques passionnés d’art.
Les couleurs, le bleu particulièrement, sont pour elle la traduction d’émotions, d’obsessions, le passage du possible à l’imaginaire.
2026: exposition à la Galerie L’APP’ART avec le désir simple de partager visions et émotions.
Vernissage avec l’artiste le mardi 20 janvier 2026 à 18h30 !

Cette série fait partie d’un travail commencé en 2017, intitulé « Metamorphosis ».
La série Metamorphosis traite de l’irruption de l’esprit dionysiaque en tant que force de transformation dans un monde en perdition, aux émotions figées, aux loisirs superficiels.
Le monde devient poreux, nature, races, genres et formes de vie s’interpénètrent, tout se dilue, se délite et se métamorphose.
Le Peuple-Oiseau a été conçu à cette époque-là, évoluant progressivement. Comme pour le lichen, issu du mariage entre une algue et un champignon, ce peuple est né de la symbiose entre deux espèces contradictoires, rencontre improbable du ciel et de la terre, rêve déjà rêvé par d’autres, shamans, poètes taoïstes, artistes et mystiques itinérants.
Cette hybridation est un processus continu. Elle est encore en germe, commence ici par des rencontres fortuites, des approches timides et des tentatives de jeux. Aux visages de certaines humaines apparaissent déjà l’ébauche de becs d’oiseaux.
Prochainement, sans doute, ailes et premières tentatives d’envol apparaîtront. Quelquechose apparaîtra. Une relation nouvelle entre l’espèce humaine et la vie.
‘’L’homme a rejoint l’innocence de la bête, et l’oiseau peint dans l’œil du chasseur devient le chasseur même dans l’œil de la bête, comme il advient dans l’art des Eskimos. Bête et chasseur passent ensemble le gué d’une quatrième dimension. De la difficulté d’être à l’aisance d’aimer vont enfin, du même pas, deux êtres vrais, appariés.
Nous voilà loin de la décoration. C’est la connaissance poursuivie comme une recherche d’âme et la nature enfin rejointe par l’esprit, après qu’elle lui a tout cédé.
Une émouvante et longue méditation a retrouvé là l’immensité d’espace et d’heure où s’allonge l’oiseau nu, dans sa forme elliptique comme celle des cellules rouges de son sang.’’
Saint-John Perse, Oiseaux
‘’ Sous le charme de Dionysos c’est peu de dire que la fraternité renaît : la nature, devenue étrangère, hostile, ou réduite à la servitude, célèbre sa réconciliation avec l’homme. (…) C’est par des chants et des danses que l’homme se manifeste comme membre d’une collectivité qui le dépasse. Il a désappris de marcher et de parler ; il est sur le point de s’envoler dans les airs en dansant. (…) L’homme n’est plus artiste, il est devenu œuvre d’art : ce qui dans la nature est créateur d’art se révèle ici dans les frissons de l’ivresse pour la profonde délectation de l’être originel.‘’
Friedrich Nietzsche, la Naissance de la tragédie