Still Life | Michel Wichegrod

ENTRÉE(ENTREZ) LIBRE(S)

Exposition du lundi 18 au samedi 30 mai 2026 inclus
tous les jours (sauf dimanches) 14h30-18h30

Vernissage mardi 19 mai à 18h30
Rencontre-échange avec l’artiste jeudi 28 mai à 18h30

Voir les coulisses et participer à l’installation dimanche 17 mai à 14h

« Je n’ai rien à dire, jamais, à personne. » Franz Kafka, Journal, 27 avril 1915. C’est le meilleur préambule à toute explication que j’ai pu lire et la meilleure raison d’écrire, et j’ai toujours su que je n’avais moi non plus, toute proportion gardée, rien à dire, jamais, à personne. Il y a des gens, comme ça, qui sont bouclés dans des cages qu’on ne voit pas, souvent pour de longues peines, parfois à perpétuité.
J’ai toujours su, en outre, que je n’avais rien à montrer et me suis aperçu, assez tard, que c’était une excellente raison pour faire, par exemple, de la photo. Mais de la photo de quoi ? Ça ne me disait rien de photographier le monde candidement tangible. Je savais ce que je ne voulais pas photographier. Je ne savais pas ce que je voulais photographier. Je ne sais pas ce que je photographie. Ce n’est pas devant moi, à l’extérieur, bien qu’il y ait des supports, des objets physiques, et les tréfonds psychiques ne sont pas visibles ni consistants. Je ne photographie rien qui soit juste là. Je photographie ce qui n’est pas exactement ailleurs. J’ai le sentiment d’être une sorte d’œil aveugle que des fantasmagories regardent. Des apparitions que je ne vois pas à proprement parler mais que je reconnais, derrière ce glaucome mental, quand leurs silhouettes se cristallisent dans un viseur, sur un écran, sur du papier.
Evidemment, cette cristallisation ne se fait pas toute seule. Les chimères, au commencement, ont la timidité des monstres. Alors je les aide comme je peux. Je gesticule avec mon appareil. Je fais tourner des molettes. J’appuie sur des boutons. Je triture des fichiers. Je pousse des curseurs. Je chiffonne des idées. Je téléphone à mon laboratoire. J’enferme dans des cadres. On n’est jamais trop prudent avec certaines créatures. Demi-transe confuse, hasardeuse, tremblante, maladroite, morcelée dans le temps. Danse de la pluie sous un ciel personnel. Modestes cumulonimbus d’intérieur. Discrets tonnerres domestiques. Des éclairs éclairent des choses. La pluie tombe.
Ensuite je me sèche, je reviens au songe de la réalité approximativement commune, je considère le résultat de toute cette agitation, pendu à des murs. Et je me demande quel moi hétérogène et supplétif a mis mes orages dans des rectangles et fabriqué cette féérie noire.
Je ne suis pas sûr d’avoir été suffisamment clair. J’admets, j’espère même que mes images ne le sont pas. J’espère aussi qu’elles ne sont pas exagérément énigmatiques. Celles de Jérôme Bosch, de Füssli, de Goya, de William Blake, d’Odilon Redon, d’Alfred Kubin, de Francis Bacon se trouvent dans cet injuste milieu. Modèles du genre. Et après tout la photographie, pour une large part, c’est comme l’existence, la conscience, la pensée, l’amour, le bonheur, les rêves et les nuits sans sommeil : un peu de lumière et beaucoup d’ombre autour.

L’origine du monde | Jacques ALARY

ENTRÉE(ENTREZ) LIBRE(S)

Exposition du lundi 04 au samedi 16 mai 2026 inclus
tous les jours (sauf dimanches) 14h30-18h30

Vernissage mardi 5 mai à 18h30
Rencontre-échange avec l’artiste samedi 16 mai à 17h

Voir les coulisses et participer à l’installation dimanche 3 mai à 14h
Avec le soutien du Conseil départemental de la Dordogne et de la Mairie de Périgueux

Jacques Alary explore dans son travail artistique une démarche particulière où l’inattendu occupe une place centrale. Il laisse toute la place à la spontanéité de son imagination et libre cours à sa mémoire, sa conscience et son inconscient tout en s’appuyant sur une recherche constante des corrélations qui peuvent exister entre l’inanimé des choses et de la matière et l’animé des êtres et du vivant d’où cette atmosphère mystique liant éléments naturels et sentiments humains. Sa pratique se caractérise par l’utilisation de l’acrylique pure ou parfois de techniques mixtes alliant plusieurs composants sur toile ou sur papier.

Né dans le Sud-Ouest de la France, Jacques Alary vit aujourd’hui dans le Lot, près de Cahors, un contexte qui nourrit sans doute son inspiration.
Sa démarche artistique consiste à laisser s’organiser dans ses œuvres à travers des formes géométriques et organiques, des lignes et des courbes asymétriques un dialogue visuel invitant l’œil à découvrir et explorer les interactions et interconnexions pouvant exister entre l’homme et la nature, et le spectateur à une introspection sur le sens et l’origine de nos existences réciproques.

Exposition des élèves d’Evelyne JAFFRAIN

Atelier 3ARTM dirigé par Evelyne Jaffrain avec 14 artistes:

Audrix F.
Benadda E.
Fressange C.
Rabinel D.
Lausberg S.
MartineH
Gobenceau J.
Gaboreau J.
Tessieras L.
Boissy C.
Dantec N.
Renaud MP.
Noury G.
Jaffrain E.


Exposition du lundi 27 avril au samedi 02 mai 2026 inclus, y compris le 1er mai
tous les jours (sauf dimanches) 14h30-18h30

Vernissage mardi 28 avril à 18h30

EXPOSITION Rétrospective | Daniel FAURE

Né à Serain (02) en 1944.
Fait ses études primaires et secondaires dans le Nord (Douai, Lille, St. Amand les eaux), et ses études universitaires à Rennes (philosophie).
Décide de devenir comédien. Se forme à Paris (avec Pierre Debauche et Pierre Valde). Comédien professionnel de 1967 à 1970.

Fait le choix de s’orienter vers la formation et l’animation socio-culturelle, et à partir de 1973 plus particulièrement dans le domaine de l’audio-visuel.
Participe aux premiers développements de la vidéo en France, conçue comme un lien social d’importance. Devient référent dans ce domaine et formateur de formateurs.
Reprend ses études universitaires à Paris et passe en 1979 la licence d’Administration Economique et Sociale (option travail social).

En 1976 découvre l’art contemporain lors d’une exposition à la Fondation Maeght de St-Paul-de-Vence, et commence alors un travail plastique personnel (jamais interrompu depuis) à partir de l’écriture.
Se passionne pour les œuvres de Bram Van Velde, de Dubuffet et de l’Art Brut, de Michaux, du groupe Cobra (C. Dotremont, Alechinsky), de la peinture américaine de l’après-guerre (J. Pollock, M. Rothko, De Kooning), de Tapiès…

S’installe en Dordogne en 1981.
Participe activement à la mise en place et à la reconnaissance de lieux d’accueil alternatifs pour des adolescents en difficultés psychologiques et sociales.

En 2000, il arrête tout autre pratique professionnelle que la peinture.
En 2003, il lance avec sa femme Véronique et quelques amis la galerie associative L’APP’ART à Périgueux, où il y installe son atelier. Il passe la main en 2014 et s’installe à Trélissac.
Ses lectures personnelles l’emmènent vers François Cheng, Henri Michaux, Antonin Artaud, Tapiès, Dubuffet, Guy Debord, la littérature japonaise, la pensée bouddhiste.

EXPOSITION MOIS DES DROITS DES FEMMES | Leina PICTO

A travers ses oeuvres, Leina Picto tente une poésie visuelle comme écriture automatique et interroge le point de bascule entre réalisme et onirisme.

Ses collages surréalistes, métaphores énigmatiques, explorent tous les possibles du pouvoir des images en un minimum de signes.

Ils ouvrent à interprétation libre et donnent au public matière à questionner sa propre sensibilité.

BIOGRAPHIE

Leina Picto est une artiste française née à Paris en 1968.

Ses premières formes d’expressions sont l’écriture et la peinture qu’elle travaille pour donner naissance à des abstractions anthropomorphiques.

Simultanément, elle mène une carrière de parolière et met sa plume au service d’artistes interprètes.

Ses collages, pratique qui a évolué tout au long de sa vie, sont autant de souvenirs collectés que d’émotions partagées.

Leina Picto travaille et réside aujourd’hui en Dordogne.

EXPOSITION – Errances de Claire ZABORSKI

Vernissage avec l’artiste le mardi 10 février 2026 à 18h30 !

Née en région parisienne en 1949.

Élevée dans un milieu artistique important grâce à un père collectionneur d’objets d’art et exerçant à ses heures de loisir sa passion: la peinture.

Malgré tout, études scientifiques la conduisant à l’enseignement.

2014: Retraite en Dordogne, inscription à la Société des Beaux-arts, cours de peinture dont ceux de Mme Marquet.

2016: Elle quitte l’art du figuratif pour celui du trompe-l’oeil puis l’art abstrait qui lui permet évasion, libération et souffle de création.

2017: début timide d ‘expositions de quelques toiles dans les restaurants, mairies, salon des Beaux-arts.

À l’heure actuelle, après des années dans l’ombre, son désir est d’être non pas reconnue mais appréciée par quelques passionnés d’art.

Les couleurs, le bleu particulièrement, sont pour elle la traduction d’émotions, d’obsessions, le passage du possible à l’imaginaire.

2026: exposition à la Galerie L’APP’ART avec le désir simple de partager visions et émotions.

EXPOSITION – HISTOIRES DU PEUPLE OISEAU de Olivier GILET

Vernissage avec l’artiste le mardi 20 janvier 2026 à 18h30 !

Cette série fait partie d’un travail commencé en 2017, intitulé « Metamorphosis ».
La série Metamorphosis traite de l’irruption de l’esprit dionysiaque en tant que force de transformation dans un monde en perdition, aux émotions figées, aux loisirs superficiels.


Le monde devient poreux, nature, races, genres et formes de vie s’interpénètrent, tout se dilue, se délite et se métamorphose.


Le Peuple-Oiseau a été conçu à cette époque-là, évoluant progressivement. Comme pour le lichen, issu du mariage entre une algue et un champignon, ce peuple est né de la symbiose entre deux espèces contradictoires, rencontre improbable du ciel et de la terre, rêve déjà rêvé par d’autres, shamans, poètes taoïstes, artistes et mystiques itinérants.


Cette hybridation est un processus continu. Elle est encore en germe, commence ici par des rencontres fortuites, des approches timides et des tentatives de jeux. Aux visages de certaines humaines apparaissent déjà l’ébauche de becs d’oiseaux.
Prochainement, sans doute, ailes et premières tentatives d’envol apparaîtront. Quelquechose apparaîtra. Une relation nouvelle entre l’espèce humaine et la vie.

‘’L’homme a rejoint l’innocence de la bête, et l’oiseau peint dans l’œil du chasseur devient le chasseur même dans l’œil de la bête, comme il advient dans l’art des Eskimos. Bête et chasseur passent ensemble le gué d’une quatrième dimension. De la difficulté d’être à l’aisance d’aimer vont enfin, du même pas, deux êtres vrais, appariés.
Nous voilà loin de la décoration. C’est la connaissance poursuivie comme une recherche d’âme et la nature enfin rejointe par l’esprit, après qu’elle lui a tout cédé.
Une émouvante et longue méditation a retrouvé là l’immensité d’espace et d’heure où s’allonge l’oiseau nu, dans sa forme elliptique comme celle des cellules rouges de son sang.’’

Saint-John Perse, Oiseaux

‘’ Sous le charme de Dionysos c’est peu de dire que la fraternité renaît : la nature, devenue étrangère, hostile, ou réduite à la servitude, célèbre sa réconciliation avec l’homme. (…) C’est par des chants et des danses que l’homme se manifeste comme membre d’une collectivité qui le dépasse. Il a désappris de marcher et de parler ; il est sur le point de s’envoler dans les airs en dansant. (…) L’homme n’est plus artiste, il est devenu œuvre d’art : ce qui dans la nature est créateur d’art se révèle ici dans les frissons de l’ivresse pour la profonde délectation de l’être originel.‘’
Friedrich Nietzsche, la Naissance de la tragédie